LE CHIEN DE HANDLOV

 

Vous connaissez certainement les chiens de Pavlov, ce scientifique russe qui avait démontré, grâce à cet animal, les réflexes conditionnés. En fait, ce que tout le monde ignore, c’est qu’un autre scientifique s’est récemment attelé à démontrer les réflexes conditionnés de l’homme liés à une action du chien. Ce scientifique, contemporain, a pour nom Handlov, un russe lui aussi, mais émigré aux Etats Unis pour de pseudo-motifs de goût de liberté, en fait l’appât du lucre de sa part, l’appât de la débauche d’un bon scientifique à vil prix de la part des autorités étatsuniennes. Mais là n’est pas notre propos.

 

Voici comment a procédé notre scientifique. Tout d’abord, il a tout simplement donné son nom à l’un de ses chiens, qu’il a conditionné d’une manière qu’il tient encore secrète. Puis il s’est rendu tout simplement à Davos, lors de la réunion des principaux chefs d’Etat de ce monde. Ayant pu, par des relations parmi les milieux de la sécurité (par les temps qui courent, ça semble facile de flouer de grands services de sécurité, à croire qu’ils le font exprès), avoir un droit d’entrée au moment de l’arrivée des Grands, il a pu ainsi s’introduire, en compagnie de son chien, dans l’enceinte de la réception principale.

 

Lorsque Georges Bush et Anthony Blair sont apparus, il a immédiatement crié : « pisse, Handlov ! ». Fait incroyable, sans même réfléchir, Bush et Blair se sont précipités sur le chien, l’ont roué de coups, le traitant de sale rat communiste, d’altermondialiste féroce et de pacifiste bêlant. L’expérience s’est arrêtée là, car la pauvre bête n’a pas survécu. En effet, se rendant compte de leur bévue, ces deux respectables personnages du Premier Monde ont confié la bête bien mal en point à leur police militaire humanitaire basée en Irak, pour un interrogatoire démocratique poussé. Pour une fois que la laisse et « à genou, chien ! » étaient appropriés...

 

Mais cette expérience démontre bien qu’un acte imposé à un animal peut déclencher, chez un humain, des réflexes conditionnés, aux portées incalculables. Seule explication sensée : peut-être que, atteints de la prostate, ont-ils eu peur, en voyant l’animal s’exécuter, que cela ne leur donne envie d’en faire autant ? Il faut dire que ces derniers temps, Bush est assez incontinent du lâchage de bombes et de la destruction massive. Et que Blair le renifle et le suit comme un petit chienchien...

 

RETOUR INDEX